Jack Rafferty, encore en contact par messages avec sa mère décédée, a récemment réalisé un rêve cher à son cœur. Avant son combat de samedi à Liverpool, il lui a adressé un message poignant à 15h38 : « Je vais gagner ce titre britannique pour toi, maman. Je t’aime, je vais te rendre fière. Regarde, le cœur rouge. Ton fils va devenir champion britannique, du Commonwealth et champion argent du WBC. » Ce sentiment de détermination, il l’a porté avec lui dans le ring, et après avoir battu Henry Turner, il a ajouté le titre vacant de super-légers britannique à son palmarès qui compte désormais 24 victoires, dont 15 par KO.
Âgé de 29 ans, Rafferty n’est pas étranger aux combats difficiles, mais son entraîneur Steve Maylett a su modeler son style agressif pour le rendre plus tactique. Au fil des combats, celui qu’on surnomme « The Demolition Man » a appris à contrôler et anticiper ses adversaires. Dans cette rencontre, bien que Turner ait bien démarré en suivant son plan de combat, il a vite réalisé que sa stratégie ne tenait pas face à l’endurance et la détermination de Rafferty.
À la fin du neuvième round, un double coup a mis Turner à terre. Bien qu’il ait voulu garder son calme, Rafferty ne pouvait détacher son regard de l’équipe de son adversaire et a anticipé l’arrêt du combat avant même que son entraîneur ne le réalise. « Je savais. J’ai vu son coin mettre la tête dans la serviette », a-t-il relaté, trahissant une lucidité qui lui a permis de rester concentré dans un moment crucial.
Le chemin menant à cette victoire n’a pas été de tout repos. Rafferty a fait ses débuts professionnels il y a sept ans, combattant principalement dans de petites salles, jusqu’à ce que son combat contre l’Indien Sabari Jaishankar, diffusé pour la première fois à la télévision sur DAZN, change la donne. Ce moment a eu un coût, estimant avoir investi près de 30 000 £ (environ 35 000 €) pour rester actif sur la scène. Une part de cet investissement provient de l’héritage laissé par sa mère, qui continue d’influencer sa carrière même après son décès.
Le combat contre Turner, un ancien champion national amateur, a été une occasion de se démarquer. Rafferty a ressenti une prédominance psychologique dès la conférence de presse pré-combat, affirmant : « Je savais que j’étais plus grand et meilleur que lui. » Sa confiance, couplée à une communication efficace avec son entraîneur, a été décisive pour débloquer la situation lorsque Turner a commencé à faiblir.
Le titre britannique remporte une signification particulière pour Rafferty et sa famille. Mais il ne s’agit pas d’une fin en soi. « J’ai calculé le nombre de jours pendant lesquels je devais rester concentré pour réaliser tout ce que je veux », explique-t-il. Cette victoire n’est qu’un tremplin, et il envisage la suite avec détermination.
Rafferty a récemment fait un geste émouvant en rendant hommage à sa mère en visitant sa tombe avec ses nouveaux titres en main. « Selon les plans, il s’agit maintenant de grandir et d’écouter Steve, en m’engageant jusqu’à mes 34 ans. » Bien qu’il ait conquérir le titre britannique, il reste conscient que des défis l’attendent. « Henry Turner sera dangereux dans deux ans. Je l’ai battu aujourd’hui, mais ce n’était pas n’importe quel Turner, c’était un excellent Turner. »
Son regard se tourne déjà vers l’horizon. Il se concentre sur l’objectif d’un titre mondial dans le futur. Rafferty est prêt à travailler dur, se perfectionner et poursuivre ses rêves. « L’avion vient de décoller. J’espère que lorsqu’il atterrira, je pourrai dire que j’ai donné tout ce que j’avais. » En tout cas, le combat ne fait que commencer pour cet athlète au grand potentiel.