Ce week-end, Erin Blanchfield va faire son retour sur le devant de la scène, avec la ferme intention de rectifier le tir après un dernier combat difficile. Classée 3e dans la catégorie des poids mouches, elle affrontera Rose Namajunas dans l’événement co-principal qui aura lieu à Edmonton samedi soir.
Après avoir enchaîné six victoires consécutives dans l’Octogone, beaucoup d’enthousiastes avaient de grands espoirs quant à l’ascension fulgurante de Blanchfield, espérant qu’elle accéderait rapidement à une chance de titre. La situation était claire pour la jeune combattante de 25 ans avant son dernier affrontement contre Manon Fiorot, où les enjeux étaient palpables.
Son combat contre la redoutable frappeuse française a révélé que malgré sa popularité croissante, Erin doit encore peaufiner certains aspects de son jeu. Fiorot a dominé Blanchfield, remportant chaque round sur l’ensemble des trois cartes de pointage. Cette défaite peut s’avérer être un tournant, mais pour un combattant, il est essentiel de tirer des enseignements de chaque expérience.
Surmontar une défaite est toujours un défi, mais Blanchfield a confié à Shakiel Mahjouri lors d’une récente interview que son état d’esprit l’aide à transformer ces épreuves en leçons positives. Elle a admis que penser à ces revers de manière similaire à son enfance en compétition lui permet de prendre du recul. Cette mentalité lui rappelle que chaque échec peut être une opportunité d’apprentissage.
Cette nuit de samedi, nous découvrirons si Blanchfield est parvenue à mettre en pratique ces enseignements face à l’ancienne championne des poids paille à deux reprises, une adversaire redoutable qui ne lui fera pas de cadeaux.
Elle a déclaré : « Je sens qu’après ma dernière défaite, j’ai rebondi avec une énorme série de victoires, juste avant ce combat, donc je sais que je peux le faire. J’ai été entraînée toute ma vie. J’ai beaucoup gagné, j’ai beaucoup perdu comme enfant, donc je pense avoir appris à gérer les défaites assez bien et surtout à en tirer profit et ne pas laisser cela me freiner. Je pense que certaines personnes se laissent piéger dans cette routine. C’est un sport, après tout, et ça ressemble un peu à cette mentalité d’enfant : on s’améliore, on continue à s’entraîner, donc une fois que j’ai surmonté la déception initiale de perdre, j’étais définitivement prête à retourner à la salle de sport. »
La tension monte alors que Erin Blanchfield se prépare à prouver sa valeur et à relancer sa carrière. La salle sera assurément en émoi, et tous les regards seront rivés sur elle pour voir si elle pourra réaliser une performance éclatante contre une adversaire d’un calibre exceptionnel.