Janibek Alimkhanuly, champion incontesté de la catégorie des poids moyens, a enfin réalisé son rêve : combattre dans son pays natal, sept ans après son dernier match sur le sol kazakh. Et il n’a pas perdu de temps pour faire sensation.
Dès le premier round, Alimkhanuly a mis la pression sur son adversaire. Un knockdown rapide a fixé le ton pour le reste de la rencontre contre le Français Anauel Ngamissengue. Le sud-paw kazakh de 32 ans a réussi à infliger deux mises au sol avant de stopper le combat à 2:59 du cinquième round, lors d’un événement diffusé sur ESPN+ au Barys Arena à Astana.
Ngamissengue, âgé de 29 ans et en quête de briller lors de son premier combat pour un titre, a montré un esprit combatif. Malheureusement, malgré sa défense solide et sa volonté d’avancer, il était confronté à un adversaire de classe mondiale. Alimkhanuly, qui s’est battu pour la première fois chez lui depuis 2017, a cherché à enflammer la foule avec chaque coup porté.
Tout a commencé avec une série de deux coups à gauche qui ont trouvé la mâchoire de Ngamissengue, le poussant au sol. Bien qu’il ait réussi à se relever avant la fin du round, le Congolais-Français était déjà en retard, ayant laissé l’initiative à Alimkhanuly. Le momentum a continué de lui revenir dans le deuxième round, où son direct gauche a fait mouche à plusieurs reprises.
Dans le troisième round, Ngamissengue a tenté d’inverser la tendance, mais Alimkhanuly a continué à dominer. Un crochet du droit a secoué le challenger vers la fin du round, mais il a tenu bon jusqu’à la cloche.
Les quarts et cinquièmes rounds ont vu Ngamissengue montrer une certaine fatigue, mais sa détermination est restée, ce qui était sans doute une erreur de sa part. Alors qu’il se battait avec courage, une coupure près de son œil gauche a débouché sur un nouvel assaut d’Alimkhanuly. Un coup gauche bien placé l’a conduit au sol pour la deuxième fois.
Malgré un sursaut d’orgueil pour se relever, Ngamissengue n’a pas pu répondre aux demandes de l’arbitre, ce qui a entraîné la fin du combat. Sa défaite le fait tomber à 14 victoires, dont 9 par KO, sans titre en poche, laissant planer des doutes sur son avenir face aux meilleurs de la division.
De son côté, Alimkhanuly, avec un palmarès désormais porté à 17 victoires (12 KO), s’impose comme un concurrent redoutable et va sans aucun doute faire parler de lui sur les réseaux sociaux. Ce combat était sa cinquième défense de titre, renforçant son statut depuis qu’il a unifié les ceintures IBF et WBO.
Alimkhanuly a remporté la ceinture intérimaire WBO en mai 2022, puis il s’est battu à nouveau à Las Vegas en novembre de la même année, avant de réaliser une performance écrasante contre Vincenzo Guatieri en octobre dernier. Sa quête d’unification se poursuit, malgré des’oppositions notables sous la forme de Carlos Adames et d’Erislandy Lara, titulaires respectifs de la WBC et de la WBA.
Bien que sa première rencontre contre Andrei Mikhailovich ait dû être repoussée, Alimkhanuly a su surmonter des obstacles tels qu’un épisode de déshydratation qu’il a eu lors d’un camp précédent. Ce retour sur son sol natal, soutenu par Nomad Promotions et Sam Katkovski, ne peut qu’inspirer confiance dans la suite de sa carrière, où il vise l’unification totale chez les poids moyens.