Un Retrouvailles émouvante pour Kostya Tszyu à Orlando
Cela fait presque deux décennies que le grand Kostya Tszyu a raccroché les gants, sa dernière apparition sur le ring remontant à son affrontement épique contre Ricky Hatton, l’un des combats les plus mémorables de l’année. Depuis, Tszyu a troqué les coups pour une existence tranquille, loin des projecteurs, établissant sa vie à Moscou, une ville de 13 millions d’habitants, où il s’est fait discret, jonglant avec divers projets entrepreneuriaux, dont un gymnase de boxe et un restaurant.
Jeudi dernier, Kostya a fait le déplacement à Orlando pour assister au combat pour le titre IBF des super-welters de son fils, Tim Tszyu, contre Bakhram Murtazaliev. Ce moment était d’autant plus chargé d’émotion qu’il a retrouvé pour la première fois en 11 ans son fils cadet, Nikita. Cette réunion familiale a révélé à quel point les liens père-fils sont précieux, surtout dans un sport aussi exigeant que la boxe.
Kostya, champion reconnu et membre du Hall of Fame de la boxe, a choisi une retraite empreinte de sérénité. Son parcours, jalonné de succès, lui a permis de quitter les rings de manière honorifique, une décision renforcée par l’appréhension de sa mère, Valentina, qui lui avait demandé de ne plus remonter sur le ring. "Après ce combat, elle m’a dit : ‘S’il te plaît, ne te bat pas à nouveau,’ et j’ai promis que je n’allais pas le faire", raconte-t-il.
Avec une carrière qui a débuté aux plus hautes sphères de la boxe, Kostya est resté en retrait, mais jamais complètement absent. Son fils Tim a fait ses débuts professionnels en décembre 2016, une victoire qui a marqué le début d’une nouvelle ère pour la famille Tszyu. Cependant, la pression du nom Tszyu pèse lourd, et même s’il voit son fils emprunter le même chemin que lui, il s’assure de ne pas lui imposer les mêmes attentes. "Nous avons discuté de cela avec son équipe. Ce qu’il fait, c’est ce qui compte maintenant".
Tim, qui a maintenant 29 ans, a récemment perdu son premier combat contre Sebastian Fundora à Las Vegas, et malgré une défaite douloureuse, il se voit offrir une chance de récupérer un titre mondial, preuve du respect que lui porte l’industrie de la boxe. "C’est un bon boxeur", affirme Kostya à propos de Murtazaliev. "Mais je n’ai jamais voulu que mon fils combatte des Russes".
Dans le milieu, très peu de pères et fils ont réussi à devenir champions du monde simultanément. Kostya espère voir cette dynamique se réaliser avec ses fils. "Attendez de voir Nikita maintenant. Ce serait magnifique d’avoir un père et ses deux fils champions".
Ce lien familial s’est renforcé malgré les années qui ont passé. Kostya a hâte de partager du temps avec ses fils. "J’ai l’intention de passer du temps avec eux et d’avoir de bonnes discussions". Malgré les défis de communication à distance, surtout depuis la Russie, il se réjouit d’une future concentration sur la famille, espérant même envisager un camp d’entraînement en Thaïlande ensemble.
Kostya ne souhaite pas plus que d’endosser le rôle de père, prêtà soutenir sans mettre de pression sur Tim. "Je veux être juste un père – c’est tout", affirme-t-il. La réintégration de Kostya dans la vie de ses fils, notamment grâce à l’initiative de Nikita qui a financé le voyage de son père, montre l’importance des liens familiaux dans un monde où la gloire et le succès peuvent souvent engendrer des divisions. Ainsi, ce retour aux sources à Orlando n’est pas seulement une rencontre sportive, mais symbolise aussi une étape cruciale pour la famille Tszyu, unissant leurs chemins tout en honorant le passé.