Dans une ville où l’esprit de combat règne en maître, le poids super moyen Thomas O’Toole aspire à devenir la prochaine légende sportive de Boston, potentiellement la cinquième figure emblématique de la ville, à l’instar de Marvin Hagler. L’Irlandais de 26 ans, qui reste invaincu avec un palmarès de 10 victoires, dont 7 par KO, s’apprête à monter sur le ring ce vendredi soir au Boston Night Club contre le vétéran Javier Francisco Maciel, âgé de 39 ans, qui affiche un bilan de 34 victoires, dont 23 par KO, pour 22 défaites, lors d’un combat de huit rounds.
Mark DeLuca, l’entraîneur d’O’Toole, exprime une grande confiance envers les compétences de son protégé, qu’il accompagne depuis son arrivée aux États-Unis. Dans ses mots, DeLuca décrit O’Toole comme « le vrai deal ». Arrivé dans le pays à la recherche d’un meilleur entraînement, O’Toole a été recommandé à DeLuca. Il a eu l’occasion de s’entraîner avec des boxeurs de haut niveau, tels que Hot Rod (Radivoje Kalajdzic), qui a récemment affronté David Morrell. Pour DeLuca, O’Toole allie technique et agressivité, possédant les qualités nécessaires pour faire entendre sa voix dans le monde de la boxe.
Le rôle d’entraîneur, DeLuca le connaît bien, ayant lui-même évolué dans la division super moyen avec des séances d’entraînement aux côtés de noms tels que Daniel Jacobs et Demetrius Andrade. Il est convaincu qu’O’Toole est sur le point d’intégrer le haut des classements, mais souligne que cela nécessite du temps. DeLuca insiste également sur la motivation intrinsèque d’O’Toole, une qualité qu’il apprécie chez ses boxeurs.
« C’est un gamin discipliné, » souligne DeLuca. « Il vit comme un moine—pas de distractions, pas de fêtes, rien. Il est complètement concentré. Je ne travaille qu’avec des boxeurs qui se présentent prêts à faire le travail. Thomas en fait partie. »
La division des super moyens traverse actuellement une période de turbulences, avec Saul « Canelo » Alvarez détenant trois des quatre ceintures, tandis que son avenir dans la catégorie demeure incertain. D’autre part, David Benavidez et David Morrell s’orientent vers les poids lourds légers, ce qui laisse le paysage incertain pour les combattants émergents comme O’Toole.
« C’est chaotique en ce moment, » admet DeLuca. « Dans trois ou quatre ans, qui sait qui sera en tête ? Nous ne faisons pas de plans à si long terme. Pour l’instant, notre attention se concentre sur vendredi soir. »
En dehors du ring, O’Toole garde les pieds sur terre en travaillant à temps partiel dans un restaurant irlandais familial à South Boston. Bien qu’il soit boxeur à plein temps, O’Toole reste fidèle à ses racines ouvrières, prenant des quarts de travail quand il n’est pas à la salle de sport.
« Il ne fait que deux ou trois quarts, » précise DeLuca. « Il vit ici avec sa famille, mais c’est un boxeur à plein temps. » L’engagement et l’éthique de travail d’O’Toole peuvent bien l’élever parmi les futurs champions de la boxe.