Lors d’un rebondissement notable dans l’affaire judiciaire qui oppose Manny Pacquiao à Audie Attar, l’agent de sports de combat et représentant de la société Paradigm Sports Management, le célèbre boxeur philippin a récemment obtenu gain de cause devant la justice. Le tribunal supérieur de l’Orange County, en Californie, a confirmé la décision du juge Walter Schwarn qui avait initialement annulé le verdict, lequel attribuait 5,1 millions de dollars (environ 4,7 millions d’euros) à Attar et à Paradigm pour rupture de contrat et atteinte à l’obligation implicite de bonne foi.
Cette décision a révélé des éléments surprenants concernant la légitimité d’Attar en tant que représentant légal. En effet, le juge a statué que ce dernier, qui a par le passé évolué en tant que joueur de football à UCLA et qui gère notamment l’ex-champion de l’UFC Conor McGregor, n’était pas licencié en tant que manager selon la législation californienne.
Pacquiao avait initialement considéré une collaboration avec Attar/Paradigm pour organiser un match de boxe contre McGregor, mais les événements ont pris une tournure inattendue. La presse locale, en particulier le Philippines Business Mirror, a rapporté que le tribunal avait jugé le contrat conclut entre les deux parties comme nul en raison de son illégalité.
« Le tribunal conclut … que le contrat est nul en raison de son illégalité », rapportait le Business Mirror suite à une analyse des documents judiciaires.
Dans ce contexte, l’entourage de Pacquiao n’a pas manqué de mettre en avant son intégrité : « Manny Pacquiao … n’a rien fait de mal », a affirmé Gibbons, l’un des représentants du boxeur, à l’hebdomadaire.
Cette victoire judiciaire constitue un tournant significatif non seulement pour Manny Pacquiao, mais aussi pour l’ensemble de l’industrie des sports de combat, rappelant l’importance des normes légales et éthiques dans les contrats signés par les athlètes professionnels.